Énarque, magistrate à la Cour des comptes, elle dirige la campagne présidentielle de 2022 d'Éric Zemmour, dont elle est la compagne et l'une des principales conseillères. Elle est députée européenne depuis les élections de 2024 et siège au sein du groupe L'Europe des nations souveraines au Parlement européen.
Candidate à la mairie de Paris en 2026, elle retire sa liste en faveur de Rachida Dati pour permettre la victoire de la droite au second tour, néanmoins remporté par le candidat socialiste Emmanuel Grégoire. Elle devient à l'issue du même scrutin conseillère du 16e arrondissement de Paris.
Situation personnelle
Origines
Sarah Knafo naît le 24 avril 1993. Elle est la fille d'une mère thérapeute et d'un père gestionnaire de sociétés immobilières. Elle grandit aux Pavillons-sous-Bois dans le département de la Seine-Saint-Denis au sein d'une famille de la petite bourgeoisie juive marocaine. Ses grands-parents ont émigré en France en 1967 après la guerre des Six Jours.
Études
Sarah Knafo suit une scolarité dans un établissement privé juif sous contrat, appartenant au réseau de l'Alliance israélite universelle. Elle obtient son baccalauréat en 2011. Admise la même année en classe préparatoire en économie, méthodes quantitatives et gestion, elle prépare notamment le concours d'entrée du département D2 économie-gestion de l'École normale supérieure Paris-Saclay mais échoue. Elle intègre finalement l'Institut d'études politiques de Paris en 2012 où elle obtient son master Affaires publiques en 2017. Elle obtient également en 2015 une double licence d'économie et de science politique à l'université Panthéon-Sorbonne. Vers ses vingt ans, elle participe le soir au cours de théâtre Cochet-Delavene.
En 2017, après une première tentative, Sarah Knafo intègre l'École nationale d'administration (ENA), promotion Molière (2018-2020) encouragée selon Le Monde par Éric Zemmour.
Parcours politique
Premiers engagements à l'UNI et à l'UMP
Durant ses études à Sciences Po (2013-2017), Sarah Knafo rejoint l'Union nationale inter-universitaire (UNI), ainsi que l'association étudiante « Critique de la raison européenne » (CRE), qui défend des positions souverainistes et eurosceptiques. Dans ce cadre, elle rencontre Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement, Régis Debray, Alain Finkielkraut et Marie-France Garaud.
Le Monde la dit « séduite par le sarkozysme de 2012 », époque à laquelle elle adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Elle rencontre Henri Guaino en 2014, puis distribue des tracts parmi les Jeunes avec Guaino. Si elle laisse volontiers dire qu'elle a été sa « collaboratrice parlementaire », Le Monde précise que c'est « à la surprise de la véritable collaboratrice, qui ne l'a jamais vue au bureau ».
En 2015, alors adhérente à l'UMP, elle se déclare favorable à la création d'une section étudiante du Front national à Sciences Po. En vue de la primaire de la droite et du centre de 2016, elle soutient Henri Guaino, qui ne se porte finalement pas candidat.
Stage en ambassade et haute fonctionnaire
En 2018, durant sa scolarité à l'ENA, Sarah Knafo effectue un stage à l'ambassade de France en Libye, alors installée à Tunis. Elle travaille sur les routes migratoires, puis valorise cette expérience lors d'un second stage à la Direction générale des Étrangers en France. Selon L'Express, elle aurait rédigé durant ces stages un « guide pratique » à destination de l'administration centrale, pour faciliter les procédures d'expulsion des clandestins, une affirmation démentie par « un patron d'administration [qui] assure au contraire qu'en quatre jours d'observation, elle n'a réalisé aucune contribution », selon Le Monde. Le journal rapporte par ailleurs le témoignage de nombreux mensonges effectués « les yeux dans les yeux », qui en font une personnalité « caméléon », capable de faire plaisir à ses interlocuteurs sans dévoiler son propre positionnement, parfois opposé.
En 2019, son classement à la fin de ses études à l'ENA lui ouvre la porte des grands corps de l'État. Elle devient auditrice à la Cour des comptes en 2020. Au printemps 2020 elle fait partie de la brigade qui contrôle les comptes annuels du palais de l'Élysée. En 2025, elle convoquée par le conseil de déontologie de la Cour des comptes suite à ses critiques d'une supposée nomination de Rémy Rioux et de l'institution dont elle est auditrice.
Au printemps 2020, elle intervient à la préfecture de Seine-Saint-Denis en tant que « haut fonctionnaire en renfort Covid-19 ». Cette action lui vaut d'être décorée de la médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement sur décision du préfet, Georges-François Leclerc.
Conseillère d'Éric Zemmour
En septembre 2019, elle est citée, aux côtés de Jacques de Guillebon, parmi les acteurs ayant contribué à l'organisation de la « Convention de la droite », dont Marion Maréchal et Éric Zemmour sont les têtes d'affiche et qui promeut une « union des droites ». Depuis, elle apparaît, selon Le Monde, comme « la pièce maîtresse » du dispositif conduisant Éric Zemmour vers une candidature à la présidentielle de 2022. La presse relève qu'elle s'appuie sur un réseau composite : jeunes de l'Institut de formation politique, anciens de l'Union nationale inter-universitaire et militants de La Manif pour tous. Elle contribue aussi à rapprocher Marion Maréchal d'Éric Zemmour.
Au début de l'année 2021, L'Express indique qu'elle conseille Éric Zemmour depuis plusieurs années en vue d'une éventuelle candidature. Selon L'Obs, elle organise dans son appartement du Quartier latin des rencontres entre Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, Marion Maréchal et Laurent Wauquiez.
En octobre 2021, Mediapart décrit son rôle central au sein de l'équipe, révélant un « listing » de campagne et la qualifiant de directrice de campagne ; son intitulé officiel sera celui de « directrice stratégique de la campagne ». Elle perçoit pour ces fonctions un salaire d'environ 6 000 euros mensuels, selon L'Express.
En septembre 2021, elle quitte la Cour des comptes, après deux rappels à l'ordre par le secrétaire général et une convocation du premier président, Pierre Moscovici ; ceux-ci lui demandaient de se mettre en disponibilité « pour convenance personnelle » au regard des règles de déontologie, en raison de son engagement politique aux côtés d'Éric Zemmour.
En janvier 2022, Éric Zemmour déclare publiquement, à son sujet : « sans elle, il n'y aurait pas eu de campagne ».
Engagements associatifs
En octobre 2020, Sarah Knafo fonde avec le romancier Alexandre Galien l'association Alexandre et Aristote, qui propose une plateforme de conseils de lecture personnalisés. Le nom de l'association fait référence à une citation de Charles de Gaulle dans son ouvrage Vers l'armée de métier : « Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote ». L'association tisse notamment un partenariat avec la médiathèque du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis. Après l'achat par le maire pour le compte de la médiathèque municipale de dix mille ouvrages recommandés par l'association, des bibliothécaires du Blanc-Mesnil, qui disent ne pas avoir été consultés à ce sujet, s'inquiètent du sens de ces acquisitions, en raison des liens entre Sarah Knafo et Éric Zemmour. L'association est dissoute en décembre 2025.
En 2022, elle fonde l'association Parents vigilants, un réseau mobilisant les parents contre ce qu'elle décrit comme une idéologie d'endoctrinement à l'école, et qui est accusé de menacer et harceler le personnel éducatif. Fin 2024, le mouvement revendique 6 000 signalements et 75 000 membres.
Députée européenne
Sarah Knafo est candidate en troisième position sur la liste de Reconquête aux élections européennes de 2024 en France , avec comme tête de liste Marion Maréchal.
Durant la campagne, les médias évoquent des tensions. Marion Maréchal refuse la confrontation directe avec le Rassemblement national conduit par Jordan Bardella, tandis que le couple Zemmour-Knafo se rapproche des Républicains face à la montée du RN. Reconquête ayant finalement dépassé le seuil des 5 % des voix et obtenu cinq parlementaires, Sarah Knafo devient députée européenne. En raison de désaccords stratégiques aux élections législatives anticipées de 2024, quatre autres élus, Marion Maréchal, Nicolas Bay, Guillaume Peltier et Laurence Trochu quittent le parti. Ils rejoignent le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), présidé par le parti Fratelli d'Italia de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni. Sarah Knafo reste membre de Reconquête.
Élue, Sarah Knafo siège au groupe L'Europe des nations souveraines (ENS), créé en juillet 2024 et dont elle est vice-présidente. Ce groupe européen co-présidé par René Aust et Stanisław Tyszka et comptant des députés issus de huit états membres dont l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), revendique sa qualité de souverainiste et eurosceptique ; il est décrit comme une formation d'extrême droite distincte des Patriotes pour l'Europe (PfE) menés par Jordan Bardella, et placée encore plus à droite (à l'extrême droite absolue) de l'hémicycle. Parmi ses prises de position publiques au Parlement, Knafo a notamment indiqué avoir voté « pour » les deux motions de censure visant la Commission présidée par Ursula von der Leyen.
Selon La Croix, elle est devenue, en 2025 la « principale figure médiatique du parti Reconquête ».
Candidate à la mairie de Paris
Le 7 janvier 2026, elle annonce au Journal de 20 heures de TF1 se porter candidate aux élections municipales de 2026 à Paris.
La forme de sa campagne électorale « Une ville heureuse » est un plagiat sur la forme de celle de Zohran Mamdani lors des élections municipales de 2025 à New York, avec un programme diamétralement opposé sur le fond dont « la haine en plus » selon El País. Pour la politiste Frédérique Matonti, « si sa campagne pour la mairie de Paris présente la députée européenne Reconquête sous un jour avenant et inoffensif, son programme, lui, avance une politique ultralibérale, consumériste et sécuritaire » typique de l'extrême droite. En mars, elle est créditée d'à peine 10 % dans les sondages, loin derrière Emmanuel Grégoire et Rachida Dati.
En février 2026, après un début de campagne très médiatisé avec une présence dans BFM TV, Le Parisien, France Inter, RTL, Paris Match, Le Figaro, Valeurs actuelles, Les Grandes Gueules, Le Figaro TV, France Info et CNews-Europe 1, elle décroche le prix du Trombinoscope « Révélation politique de l'année ».
Le 15 mars 2026, lors du premier tour des élections, elle obtient 84 809 voix, soit 10,40 % des suffrages, pour l'élection au Conseil de Paris, se qualifiant ainsi pour le second tour. Pour l'élection à la mairie du 16e arrondissement, où elle est tête de liste, elle obtient 13 753 voix, soit 22,53 % des suffrages, en deuxième position derrière le maire sortant Jérémy Redler, qui remporte le scrutin dès le premier tour. Elle obtient ainsi quatre sièges et devient conseillère d'arrondissement. Le 17 mars, après le refus d'une fusion de listes par Rachida Dati, elle se retire du second tour de l'élection au Conseil de Paris afin de donner à la droite « toutes les chances de battre la gauche ». Emmanuel Grégoire remporte néanmoins largement le scrutin.
Publication du livre Le Casse du siècle
En septembre 2026, elle publie Le Casse du siècle aux éditions Fayard. Le livre, qui comporte 300 pages, se présente comme une enquête visant à suivre la dépense de l'argent des impôts. Il dénonce « la lâcheté » des dirigeants français et propose de couper largement dans les dépenses de l'État et les services publics. Il propose notamment une réduction drastique du nombre de fonctionnaires et la suppression de la CSG qui représente environ 10 % du salaire brut.
L'ouvrage est vendu à plus de 200 000 exemplaires en moins d'un mois selon les chiffres officiels de GFK. Avec plusieurs réimpressions dans les jours qui ont suivis sa sortie, Le Figaro parle d'un lancement défiant « toutes les statistiques des livres politiques ». La Croix qualifie l'ouvrage de « pamphlet antifiscal ». L'Express qualifie Sarah Knafo de « Thatcher à la française ». Selon Le Monde, l'ouvrage « poussé par Vincent Bolloré, alimente le climat libéral-conservateur », et est un « brûlot antitaxes ». Le journal relève que « la démonstration, plutôt habile et ludique, compte son lot de fake news — notamment sur l'aide française au développement, pourtant déjà épinglée — et d'arrangements avec la réalité ». Le journal résume la conclusion de Knafo en ces termes : « les Français seraient bien plus heureux avec des services publics réduits au minimum, et le système de solidarité nationale n'est pas un « acquis social » mais des « privilèges payés par les autres ». L'économiste Antoine Bozio relève également plusieurs conclusions biaisée dans son ouvrage dont l'objectif est selon France info d'apparaître « comme une construction destinée à soutenir ses convictions politiques ».
Positionnement politique
Sarah Knafo est située à l'extrême droite de l'échiquier politique français, au sein de Reconquête. Sa ligne est décrite comme offensive, souverainiste et identitaire, avec une critique d'une Union européenne jugée trop intégrationniste et une volonté de se distinguer du Rassemblement national.
Prises de position
Budget de l'État
En 2025, dans le contexte du vote du budget de l'État 2026, Sarah Knafo défend un plan d'économies de 80 milliards d'euros et une baisse de 20 milliards d'euros des prélèvements obligatoires. Elle souhaite pour cela réduire les dépenses au niveau de l'aide publique au développement, des prestations non contributives accordées aux étrangers, telles que le RSA ou les aides au logement, du soutien public aux éoliennes, de la politique de la ville, ainsi qu'au niveau de plusieurs agences publiques comme l'Ademe, France Travail, ou l'Arcom.
Soutien du Bitcoin
En décembre 2024, elle prononce un discours en faveur de l'écosystème des cryptomonnaies devant les eurodéputés. Elle souhaite la création d'une réserve nationale de Bitcoins dans les États européens. Elle souhaite aussi permettre le développement de l'industrie du minage en Europe. Elle dénonce aussi le projet de monnaie numérique de banque centrale (MNBC) de la BCE, vu comme lié à des « tentations totalitaires ».
En juin 2025, elle participe à la conférence internationale annuelle dédiée au Bitcoin à Prague et rencontre Michael Saylor, fervent promoteur du Bitcoin et président de l'entreprise Strategy.
Réseaux et références internationales
Dans la continuité de son positionnement souverainiste et identitaire, Sarah Knafo développe des liens avec des réseaux conservateurs américains. À l'été 2024, elle suit des cours au sein du Claremont Institute (en), en Californie, un think tank rassemblant des intellectuels proches de Donald Trump, et fait partie des réseaux « trumpistes » européens. En janvier 2025, elle assiste à l'investiture de Donald Trump.
Au sein de ces réseaux conservateurs américains, plusieurs médias citent le Franco-Américain Jacob Helberg comme l'un des intermédiaires ayant facilité des contacts entre Sarah Knafo et l'entourage républicain, notamment lors de la séquence de l'investiture de Donald Trump en janvier 2025.
Elle revendique une proximité de vues avec le « trumpisme », évoquant une « véritable convergence sur le fond » entre Reconquête et ce courant américain. Elle préconise par exemple, à l'instar du démantèlement par Trump de l'US Aid, de supprimer les subventions à l'Agence française de développement, en multipliant pour ce faire les mensonges, erreurs et approximations, et en faisant passer des prêts financés par des tiers pour des subventions payées par les contribuables français.
Ses prises de parole publiques font également référence à l'écosystème technologique américain et aux thématiques de « liberté d'expression » sur les plateformes numériques. En février 2025, elle publie sur X une vidéo saluant les initiatives d'Elon Musk à la tête du département de l'Efficacité gouvernementale et critiquant certaines dépenses de la Commission européenne, adoptant ainsi une rhétorique techno-souverainiste proche de celle des droites populistes américaines.
Vie privée
Vie conjugale
Sarah Knafo est en couple avec Louis Sarkozy quand elle est étudiante et militante UMP.
À partir de 2021, Sarah Knafo est présentée par plusieurs médias comme la compagne d'Éric Zemmour. En janvier 2022, lors d'une interview télévisée, Éric Zemmour officialise leur relation. Sa relation avec la conseillère de 28 ans, d'origine juive nord-africaine comme lui et se disant de culture chrétienne, est mise au centre de la campagne présidentielle de 2022 où elle est omniprésente.
Plaintes pour atteinte à la vie privée
En septembre 2021, Paris Match publie en couverture une photographie prise lors de vacances représentant Sarah Knafo aux côtés d'Éric Zemmour. Le couple engage alors une action en justice pour atteinte à la vie privée.
En novembre 2021, le magazine Closer publie un article affirmant que Sarah Knafo serait enceinte d'Éric Zemmour, information reprise par Public et Voici et que l'intéressée dément publiquement. Sarah Knafo dépose alors plainte contre Closer, Public et Voici pour atteinte à la vie privée et atteinte à son image.
Paris Match est relaxé par le tribunal judiciaire de Nanterre en 2022, considérant que les photographies relevaient d'un débat d'intérêt général, décision confirmée par la cour d'appel de Versailles en décembre 2024. Pour ce qui les concerne, Closer, Public et Voici sont condamnés en juillet 2024 pour atteinte à la vie privée et au droit à l'image de Sarah Knafo.
Résultats aux élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
Publications
Le Casse du siècle, Paris, Fayard, coll. « Documents », 2026, 277 p. (ISBN 978-2-213-73313-5 et 978-2-213-73232-9, lire en ligne ).
Annexes
Documentaire
[vidéo] « Sarah Knafo : Zemmour, gloire et plan B », Tristan Waleckx (présentateur), Sébastien Lafargue, Baptiste Laigle et Alexandru Sechilariu (enquêteurs), dans Complément d'enquête sur France 2, 2026, France Télévision (consulté le 23 octobre 2026)
Bibliographie
Ava Djamshidi et François-Xavier Ménage, L'Intrigante Sarah Knafo, Paris, Éditions Robert Laffont, 2022, 182 p. (ISBN 978-2-221-26417-1 et 978-2-221-26418-8, lire en ligne ).
Marylou Magal et Nicolas Massol, L'extrême droite, nouvelle génération : enquête au cœur de la jeunesse identitaire, Paris, Éditions Denoël, 2024, 265 p. (ISBN 978-2-207-18082-2 et 978-2-207-18085-3, lire en ligne ).
Liens externes
Site officiel
Ressource relative à la vie publique : Parlement européen
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