D'abord membre de LR, il est président-fondateur du parti libéral de droite Nouvelle Énergie (NE).
Conseiller général puis départemental des Alpes-Maritimes depuis 2008, il est élu maire de Cannes en 2014, vice-président du conseil départemental chargé du tourisme la même année et président de la communauté d'agglomération Cannes Pays de Lérins en 2017. Il préside également l'Association des maires de France.
En 2026, il quitte LR, dont il était jusqu'alors vice-président, et se déclare candidat à l'élection présidentielle de l'année suivante avec le soutien de Nouvelle Énergie.
Situation personnelle
Origines et famille
David Lisnard naît le 2 février 1969 à Limoges, où ses parents ont vécu plusieurs années. Son arrière-grand-père Léon Lisnard, un entrepreneur du BTP, construisit le marché Forville situé au cœur du quartier historique de Cannes, et ses grands-parents, Raymond Lisnard et son épouse, ont tenu l’hôtel cannois Le Soleil d’Azur.
Son père, Denis Lisnard (1944-2024), commence sa carrière de footballeur professionnel à l’AS Cannes, puis la poursuit en D2 au Limoges FC de 1968 à 1970 et au FC Bourges de 1970 à 1974, puis il sera entraîneur de l'équipe du Vigenal de Limoges.
Sa mère, Jacqueline Peraldi (née en 1938), une ancienne danseuse étoile au Grand-Théâtre de Bordeaux, à l'Opéra de Lille et au Théâtre Ledoux de Besançon, dirige des cours de danse au centre culturel Jean-Gagnant de Limoges. Ses parents, ayant fait tous deux une carrière sportive dès l'adolescence, se reconvertissent ensuite dans le commerce et possèdent plusieurs enseignes à Limoges et à Cannes.
Études et formation
David Lisnard commence sa scolarité à Limoges puis la poursuit à Cannes, d'abord au lycée Carnot puis au lycée Bristol, où il passe son baccalauréat.
Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1992).
Carrière professionnelle
Dans le livre David Lisnard, le réveil de la droite que lui consacre le journaliste Quentin Hoster, David Lisnard confie avoir exercé durant sa jeunesse plusieurs petits boulots pour financer ses études : serveur, pontonnier, livreur de pizzas, déménageur, pompiste et boucher dans une grande surface.
Plus tard, il travaille comme pigiste pour les Magazines de France, la Centrale des Artistes et pour quelques revues spécialisées. Il réalise à cette occasion des entretiens, par exemple avec Denis Tillinac ou Jean-Yves Lafesse.
En 2001, il devient président du Palais des festivals de Cannes et de la SEMEC, société chargée de sa gestion. Il préside également le SICASIL, qui annonce une baisse du prix de l'eau pour les usagers. En juin 2008 il devient président de Service Public 2000, cabinet de conseil aux collectivités locales.
Propriétaire de magasins de vêtements dans la commune, il cède ses derniers commerces en 2016.
Vie privée
D'un premier mariage, David Lisnard a une fille, Mathilde. Après son divorce, il épouse en secondes noces, le 31 août 2002, Christèle Thévenin. De cette union, naissent Jeanne et Roméo. Après un second divorce, il épouse en troisièmes noces Jacqueline Pozzi, journaliste, avec laquelle il vit depuis 2016.
Parcours politique
Débuts
David Lisnard milite pour Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988 et 1995.
De 1996 à 1999, il est directeur de cabinet et collaborateur parlementaire de Jacques Pélissard, député, maire de Lons-le-Saunier et vice-président de l’Association des maires de France.
Durant la XIVe législature (2012-2017), il est suppléant de Bernard Brochand, député de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes.
Implantation dans les Alpes-Maritimes
Lors des élections cantonales de 2008, David Lisnard est élu conseiller général des Alpes Maritimes dans le canton de Cannes-Est, obtenant 52,6 % des voix au second tour face à la candidate UMP Jacqueline Hericord.
En 2014, il est élu vice-président du conseil général, délégué au tourisme.
Aux élections départementales de 2015, avec cette fois le soutien officiel de l'UMP et en binôme avec Chantal Azemar-Morandini, il brigue un second mandat dans le nouveau canton de Cannes-2. Le ticket l'emporte dès le premier tour avec 56,5 % des suffrages exprimés.
Lors de l'assemblée générale du 29 juin 2015, David Lisnard, est élu président du comité régional du tourisme Côte d'Azur avec le slogan « Il faut en finir avec le Côte d'Azur bashing ».
Mairie de Cannes
Conseiller municipal
En 2001, David Lisnard est élu conseiller municipal à Cannes, après avoir été directeur de campagne de Bernard Brochand, élu maire. Il officie dès lors comme deuxième adjoint, avec les délégations du développement économique, du tourisme et de l'événementiel.
La même année, il est nommé président de la société d’économie mixte des événements cannois (SEMEC). Sous sa présidence, le palais des festivals devient le premier établissement de ce type en France en matière de chiffre d'affaires (hors Paris). Il préside également le syndicat intercommunal traitant de l'eau potable du bassin cannois (SICASIL)[réf. souhaitée].
En 2008, David Lisnard est réélu conseiller municipal et devient premier adjoint, chargé des mêmes délégations que sous le mandat précédent[réf. souhaitée].
Maire de Cannes
David Lisnard est candidat à la mairie de Cannes lors des élections municipales de 2014, dans un contexte de division locale de la droite. Il doit faire face à la candidature de Philippe Tabarot, qui brigue tout comme lui l'investiture de l'UMP. Faute d'accord au sein du parti, aucun n'est officiellement soutenu, mais David Lisnard bénéficie notamment du soutien de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy et de l'ancien Premier ministre François Fillon, ainsi que du fait que le maire sortant, Bernard Brochand, fait partie de ses colistiers. Sa liste l'emporte au second tour avec 59 % des voix. Il est élu maire par le conseil municipal le 5 avril 2014.
Après l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, et comme d'autres maires avant lui, il prend un arrêté municipal interdisant le port « d'une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'actes terroristes », ce qui suscite une polémique. En août suivant, le Conseil d'État considère une telle décision comme illégale, en référé de l'arrêté similaire du maire de Villeneuve-Loubet. En 2018, la ville de Cannes est condamnée à rembourser l'amende d'une vacancière verbalisée en vertu de cet arrêté. Quatre ans plus tard, après l'assassinat de Samuel Paty, il publie une tribune dans laquelle il dit être « essentiel de lutter aussi contre l'islamisme à bas bruit »[source insuffisante].
Plusieurs arrêtés sont pris pour lutter contre les incivilités en 2015. Le réseau de vidéosurveillance est augmenté pour devenir l'un des plus denses en France. La police municipale est réorganisée.
En 2016, la ville de Cannes lance la campagne de sensibilisation « Ici commence la mer ». En 2019, la ville adopte une charte environnementale applicable aux navires de croisières puis met en place en 2020 un plan « zéro plastique » concernant notamment les exploitants du domaine public.
La ville accorde à Thales Alenia Space, en 2015, un bail emphytéotique pour l'extension de son implantation dans la commune. David Lisnard est élu vice-président du Groupe pour l'Espace des élus français en janvier 2018. La création d'un campus consacré au spatial sur le territoire du pôle Cap Azur est annoncée en 2025 pour l'année suivante.
Entre 2014 et 2019, la dette de Cannes diminue de 55,5 millions d’euros.
Aux élections municipales de 2020, sa liste l'emporte à Cannes dès le premier tour avec 88 % des voix, ce qui lui permet d'être réélu maire.
En mars 2020, pendant le premier confinement décidé par le Gouvernement dans le cadre de la pandémie mondiale de Covid-19, il décide d'ouvrir un second centre d’accueil pour les personnes sans domicile fixe au Palais des festivals. La ville de Cannes procède ensuite à une distribution massive de masques alternatifs cannois à sa population. Il fait désinfecter les plages de Cannes à l'eau oxygénée pendant trois jours pour 8 400 €, malgré les avis du ministère de la Santé ou du Haut Conseil de la santé publique. Il fait également désinfecter certaines rues à l'eau de Javel. En avril 2020, il réclame à l’État un « plan Marshall » du tourisme. Il est alors critique du « passe vaccinal », utilisé selon lui comme « une arme politique ».
En 2026, il est à nouveau réélu maire après que sa liste l'a emporté dès le premier tour avec 81 % des voix.
Président de l’Association des maires de France
Le 25 août 2021, François Baroin quitte la présidence de l'Association des maires de France (AMF) et lui apporte son soutien pour lui succéder. Le 17 novembre 2021, grâce notamment à l'appui du candidat PS André Laignel, il est élu à la tête de l’AMF avec 62,3 % des suffrages exprimés face à Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et secrétaire général sortant de l’institution.
Positionnement politique
Au sein de l'UMP puis des Républicains
Lors de la primaire ouverte de la droite et du centre de 2016, David Lisnard ne soutient initialement aucun candidat. Après la victoire de François Fillon, il devient l'un de ses porte-parole. Pendant la campagne présidentielle, il défend notamment des réductions d'effectifs dans la fonction publique et une augmentation de la durée du travail des fonctionnaires.
En février 2018, il intègre l'organigramme de Soyons libres, mouvement créé par Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Île-de-France.
Après avoir soutenu Bruno Retailleau au congrès des Républicains de 2025, David Lisnard est nommé vice-président du parti. Peu après, lors de la crise liée à la formation du gouvernement de Sébastien Lecornu, il menace de quitter cette fonction si Les Républicains poursuivent leur participation gouvernementale.
En mars 2026, il s'oppose au mode de désignation du candidat à l'élection présidentielle envisagé par la direction de LR, estimant qu'il ne permet pas l'organisation de la primaire ouverte de la droite et du centre qu'il défend. Dans la foulée, il quitte le parti et se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2027.
Nouvelle Énergie
David Lisnard fonde le mouvement Nouvelle Énergie (NE) en 2014.
En juin 2021, il annonce le déploiement du mouvement à l'échelle nationale, avec l'objectif de porter un projet de gouvernement, sans pour autant se déclarer candidat à l'élection présidentielle de 2022.
Nouvelle Énergie défend une orientation économique libérale, associée à une réduction du poids de l'État et de la bureaucratie, à la décentralisation et au renforcement des fonctions régaliennes. Il prône également la réduction de l'immigration légale et le remplacement des régions et départements par des « provinces ».
Élection présidentielle de 2027
Le 20 janvier 2026, David Lisnard appelle une nouvelle fois à l'organisation, en vue de l'élection présidentielle de 2027, d'une élection primaire ouverte de la droite et du centre, à laquelle il indique son souhait de participer. Le lendemain, sur RTL, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle.
En mars suivant, il quitte Les Républicains, dont il était vice-président.
Selon le journal Le Monde, son projet, de nature libérale sur le plan économique, est centré sur la réduction de la bureaucratie, des normes et des dépenses publiques.
Il défend notamment une réduction du nombre de ministères, la nomination d'un directeur des ressources humaines de l'État et un « capitalisme populaire » visant à accroître la participation des Français au capital des entreprises. Sa candidature est présentée comme une tentative de faire émerger une offre libérale autonome à droite, configuration qui ne s'était plus présentée à l'élection présidentielle depuis la candidature d'Alain Madelin en 2002. Le journal relève également les réserves que cette orientation suscite au sein d'une partie de la droite.
En septembre 2026, alors qu'il affirme avoir obtenu 500 formulaires de promesses de parrainages pour valider sa candidature, sa cote sur Polymarket, une plateforme américaine de paris en ligne, connaît une forte hausse, avec un pic le plaçant en quatrième position derrière Marine Le Pen, Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Les sondages d'intentions de vote le donnent alors à 3 % des voix au premier tour. En octobre, l'Ifop le crédite de 6 %, ce qui le place pour la première fois devant le candidat LR Bruno Retailleau. Sur les réseaux sociaux, où ses partisans sont particulièrement actifs, la formule « il se passe quelque chose » est régulièrement parodiée, et reprise avec humour par David Lisnard lui-même.
Lors d'une conférence devant des adhérents de son parti, il passe symboliquement au destructeur de documents une feuille représentant le Code de la commande publique. Cette mise en scène, qualifiée par les observateurs de déclinaison française de la « méthode à la tronçonneuse » du président argentin Javier Milei, vise à incarner sa promesse de réduction drastique de la complexité administrative.
Le 19 octobre 2026, alors qu'il participait à une émission sur LCI consacrée notamment aux violences et aux pillages survenus en France, David Lisnard est interrogé par une étudiante au sujet du massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Il réagit en déclarant : « Je m'en fous madame, j'en ai rien à foutre, j'en ai rien à cirer, j'étais pas né, depuis il y a eu l'indépendance de l'Algérie ». Il ajoute ensuite que les faits sont « très graves » et « dramatiques », tout en estimant qu'ils ne constituent pas un problème actuel. Dans une lettre ouverte publiée par le maire de Stains, Azzédine Taïbi, et signée par 60 autres maires — notamment Emmanuel Grégoire (Paris), Bally Bagayoko (Saint-Denis), et Karim Bouamrane (Saint-Ouen-sur-Seine) — il demande des « excuses publiques aux familles des victimes » et sa démission de la présidence de l'AMF.
Synthèse des résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Publications
Avec Jean-Michel Arnaud, Refaire communauté : pour en finir avec l'incivisme, Paris, Hermann, 2018, 156 p. (ISBN 978-2-7056-9527-9)
Avec Christophe Tardieu, La culture nous sauvera, Paris, L'Observatoire, 2021, 192 p. (ISBN 979-1-0329-1404-5)
Avec Christophe Tardieu, Les Leçons de Pompidou, Paris, L'Observatoire, 2024, 285 p. (ISBN 979-1-0329-3116-5)
Ainsi va la France. Manifeste libéral, Paris, L'Observatoire, 2025, 432 p. (ISBN 979-1-0329-3529-3)
avec Romain Marsily, Les robots, le pape, l’IA et nous, Fayard, 2026, 128 p.
Décoration
Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (2020)
Annexes
Bibliographie
Quentin Hoster, David Lisnard, le réveil de la droite, Paris, Télémaque, 2023, 240 p. (ISBN 978-2753304512)
Articles connexes
Liste des maires de Cannes
Palais des festivals et des congrès de Cannes
Communauté d'agglomération Cannes Pays de Lérins
Conseil départemental des Alpes-Maritimes
Liens externes
Site officiel
Ressources relatives à la recherche : Akadem Cairn Semantic Scholar
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