Situation personnelle
Jeunesse
Ali Rabeh naît le 17 décembre 1984 à Poissy, où il grandit au sein d'une famille originaire du Maroc arrivée en France à la fin des années 1960. Son père, originaire d'El Jadida, travaille comme ouvrier dans les usines Chrysler, puis Peugeot Poissy tandis que sa mère, femme au foyer, élève six enfants.
Ali Rabeh possède la double nationalité franco-marocaine.
Formation
Ali Rabeh prépare une licence d'informatique à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines avant de s'orienter vers un master en carrières publiques et métiers du politique, qu'il obtient en 2012.
Vie privée
Ali Rabeh est marié avec une femme bretonne travaillant dans un établissement et service d'accompagnement par le travail pour les personnes en situation de handicap. Le couple est parent d'une fille née en 2022.
Carrière
Il dit avoir participé à sa première manifestation le 1er mai 2002 à Paris, pour protester contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour, qu'il qualifie rétrospectivement de « salissure sur la République ». Il rejoint l'UNEF l'année suivante.
Début 2003, il milite activement contre le projet de loi du ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche Luc Ferry qui prévoit de décentraliser 100 000 postes non enseignants de l’Éducation nationale pour les affecter aux collectivités territoriales. C'est lors des mobilisations qu'il fait la connaissance de Benoît Hamon, son futur mentor, et de Mathieu Hanotin.
En 2006, avec d'autres cadres locaux de l'UNEF, il contribue à mobiliser l'Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines dans le mouvement contre le contrat première embauche pendant près de cinq mois en 2006. C'est dans le sillage de celui-ci qu'il adhère au Mouvement des jeunes socialistes afin, de « pouvoir aborder d’autres sujets que la vie étudiante ». Il en devient le responsable départemental pour les Yvelines.
Le 25 avril 2006, il anime, en compagnie de Yannick Trigance et Bernard Castagnède, un débat organisé par le Parti socialiste à Rambouillet sur le thème « Quel avenir pour les jeunes aujourd'hui ? ».
Au terme des élections municipales de 2020, il est élu maire de la commune de Trappes le 3 juillet, face à l'ancien maire Guy Malandain dont il a été adjoint à la jeunesse et aux sports. Le 11 juillet 2020, lors de la réunion d'installation du nouveau conseil de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, sous la présidence de Jean-Michel Fourgous (LR), Ali Rabeh est élu dixième vice-président délégué à l’économie sociale et solidaire.
Président de l'association Cœur de Trappes, il est accusé d’irrégularités électorales en étant resté actif au sein de celle-ci pendant la pandémie de Covid-19 lors des trois mois de l'entre-deux tours des municipales, en distribuant notamment des masques chirurgicaux, ce qu'il n'avait pas déclaré dans ses comptes de campagne. La commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté ses comptes, jugeant qu'il aurait dû adopter « une attitude plus réservée » et se mettre en retrait. Dans son verdict, le tribunal administratif de Versailles, puis le Conseil d’État, ont invalidé l’élection municipale de mars 2020 et sanctionné Ali Rabeh pour avoir mené des « actions de propagande » à travers la distribution de lots de masques assortis une notice d'utilisation sur laquelle figurait sa photo, ce qui a « concouru à assurer sa promotion ». Le Conseil d'État annule cependant la décision du tribunal administratif de Versailles, qui avait condamné Ali Rabeh à un an d'inéligibilité. Il est réélu maire dès le premier tour lors de l'élection partielle d'octobre 2021.
Le 11 octobre 2021, au lendemain de la réélection d'Ali Rabeh à la tête de la mairie de Trappes, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, publie un communiqué critique dans lequel il demande sa révocation et la mise sous tutelle de la commune. Le 1er février 2022, Jordan Bardella est mis en examen à la suite d'une plainte pour diffamation de l'intéressé visant ce passage du communiqué : « Alors que le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature, il est urgent d'interrompre cette conquête de nos territoires »
En mai 2024, une polémique éclate au sein de la majorité municipale de Trappes après qu’Ali Rabeh retire sa délégation à Dalale Belhout, alors conseillère municipale chargée de l’insertion et de l’emploi des jeunes. Le maire justifie cette décision par des « désaccords internes » et un non-respect du fonctionnement collectif de la majorité municipale, tandis que l’élue affirme avoir été sanctionnée en raison de son engagement au sein du parti La France insoumise et de sa participation à la campagne des élections européennes de 2024. L’affaire prend une dimension nationale lorsque le député LFI de la circonscription William Martinet apporte publiquement son soutien à Dalale Belhout et qualifie la décision du maire d’« inacceptable ». Ali Rabeh critique alors l’intervention du député, estimant qu’il s’agit d’une « brouille inutile » avec un allié politique local. Dalale Belhout siège ensuite dans l'opposition et se présente contre lui à l'élection municipale de 2026. Le 14 novembre 2024, l'association de financement du parti politique national « avec Ali Rabeh » est agréée.
Le 15 mars 2026, lors du premier tour des élections municipales, la liste qu'il mène remporte le scrutin dès le premier tour avec 55,61 % des voix, devant les listes LFI (24,45 %), Renaissance (16,19 %) et Lutte ouvrière (3,76 %).
Le caractère raciste de l'attentat de Trappes et La Verrière perpétré le 23 octobre 2026 choque le pays et le maire accueille le président de la République Emmanuel Macron, après lequel il déplore que les discours d’extrême droite aient « fini par pénétrer l’inconscient collectif » faisant ressentir « climat de guerre civile larvée » qui inquiète largement les habitants de banlieue.
Résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Voir aussi
Articles connexes
Politique dans les Yvelines
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Références
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